Le site d'Aimé Jean-Claude

Sur terre ou dans le ciel, la renaissance ? (6)... en Egypte ancienne !

ankh hiero 

 

 

  La mort "totale" était bien impensable pour

 

les Égyptiens !

 

 

 

  Maler_der_Grabkammer_der_Nefertari_001.jpg

Représentation de Nefertary dans l'hypogée de Ramsès II

XIIIe siècle avant JC.

 

 

Explorons, ensemble, quelque uns des grands mystères de l’existence humaine ! 

 

Cette existence même, que nos ancêtres Égyptiens, de par leur paradigme bien spécifique, avait intégré en cette renaissance...


Cela devait certainement concerner :

- cette caste de nanties...

- de privilégiés... qui n'avait probablement que le souci de l'abstrait...

 

"Moi, le moi"... !


Mais pour les autres... ?  

 

Il importe de bien comprendre :


- Le cadre social,

- Et, institutionnel de toute nation pour en saisir le potentiel créatif ainsi que la tournure d’esprit culturelle !


Ce cadre fonctionnait en effet comme un moule !

 

Il façonne le champ de la production intellectuelle d’une civilisation et il est même comme une superstructure qui :

- surdétermine la nature de cette production,

- et de plus, en oriente également le sens !


L’égyptologie scientifique montre pour sa part que de par ses croyances religieuses, l’Egyptien antique développa :

- une conscience civique,

- et, une morale, ayant permit de coïncider avec le rationnel le plus élevé et l’universel le plus absolu.

 

Selon François Daumas...

La civilisation de l’Egypte pharaonique, Arthaud, Paris, 1971, pp. 330 et 333.


"Le premier pas vers le perfectionnement spirituel date du moment où l’homme est conscient de sa responsabilité.

L’idée qu’il sera jugé sur ses actes a joué dans la découverte de ce sentiment un rôle capital.

Or le jugement de l’âme apparaît dès l’Ancien Empire (…).

La découverte de la conscience, le désir de prendre la raison pour guide et de se conformer à la justice intérieure dont vit Dieu lui-même, sont complétés par le sentiment du repentir qu’éprouvèrent, à ressentir quelque grande affliction, les pécheurs qui avaient succombé à la tentation".

 

Quant à Amélineau...

 

Dans son évaluation des légendes pharaoniques il fait une critique non élogieuse...

 

Il conteste à leurs inventeurs toute la capacité d'avoir pu discerner entre, le fictif et le réel :


« Les Egyptiens n’ont aucun souci de la vérité, et ils exercent sur eux-mêmes une telle autosuggestion qu’ils en viennent à croire à la réalité des faits qu’ils inventent »

 (Ibid., LXXXVI). 

 

Les antiques Égyptiens pensaient que les hommes pouvaient renaître...

 

Ils devaient passer un test dans "l'Adouat", cette fameuse pshychostasie... : analogie probable à un purgatoire !

 

Le coeur du défunt, pesé sur une balance, était questionné...

 

La terre d'Amon n'était pas accessible aussi facilement... Cette terre où chacun devait trouver...

 

Ce qu'il voulait trouver !

 

Préambule...
 

Pour en savoir davantage sur ce phénomène de la Renaissance, je vous convie donc à suivre les liens (en jaune) : ceux-ci correspondent à des articles édités précédemment ! 

 

Tout un programme... que nous ne faisons qu'effleurer ici :


− "Les Égyptiens furent les premiers à en avoir exposé la doctrine... celle de l’immortalité, de l’âme..."

• La grenouille représentait ainsi un symbole... celui de la résurrection ! 

• la déesse Heget était alors dispensatrice de la vie ! 

 

Grenouille en bois. Musée du Louvre

Grenouille en bois.

Musée du Louvre. 

 

• un autre symbole... le scarabée Khéper !

 

SCARABEE 

Un scarabée géant sculpté en granit.

  Provenant du temple funéraire d'Aménophis III.

 

Les "âmes" pouvaient renaître  une seconde fois et, de fait : 

• elles pouvaient réparer les erreurs commises dans leurs précédentes incarnations ! 

• et, possédaient également une mémoire des existences antérieures !


  Les éléments qui renaissaient dans l'Homme !

• Le concept de l’homme septénaire !  

• Le niveau atemporel : supérieurs ou la Monade.

• Celui temporel : concrets ou inférieurs.  

 

− Une des caractéristiques fondamentales de l’humanité est de chercher un sens à la vie !

• Apparition de nouveaux états de conscience de l' "âme"...   

 

Les différentes renaissances de la conscience !

• La renaissance ne concernait que cette partie atemporelle la Monade : , ka, et l'akh !

Le cœur était bien l'instrument de la renaissance !

 

 

Le shouyt , l'ombre, représentée ici par une silhouette n

Le shouyt, l'ombre qui ne quitte jamais l'homme

Dans le pays de , elle évoque l'idée de bien-être, de repos, de calme.

Elle peut aussi représenter la puissance sexuelle de l'individu.

Le ou oiseau à tête humaine ou l'âme extérieure !  

 

Sur terre ou dans le ciel ?

 

Nous l'avons entrevue au cour du précèdent article, la renaissance et le coeur... Ce dernier était considéré, je vous le rappelle, comme le siège de la conscience !

 

Ainsi la psychostasie, la pesée du coeur, le jugement dernier en quelque sorte, devait permettre de connaître la "finalité" du voyage à savoir :

- la réincarnation sur Terre,

- ou bien cette renaissance dans le ciel !

 

Paraselce ne disait-il pas :


 "Le ciel est l'Homme et l'Homme est le ciel, et tous les Hommes sont un seul ciel, et le ciel n'est qu'un seul homme"

 

L'idée que l'homme mythique se faisait du grand voyage dans l'au-delà était celle d'un cheminement aussi pénible que périlleux !  


La renaissance était de fait intimement liée au symbole du jugement.

 

La balance ou le défunt devait faire admettre son innocence devant le tribunal d'Osiris. Cette pesée du coeur :  celui-ci révélant sa légèreté ou sa lourdeur devant la vérité et qui témoignait pour ou contre le défunt.


Ce thème sera maintes fois repris : 


- Dans l'iconographie chrétienne, où l'archange saint Michel surveillait les plateaux de la balance.


- Au Tibet, ils sont respectivement chargés de cailloux blancs et de cailloux noirs qui répartissent les bonnes et les mauvaises actions.


- En Perse, l'ange Rashnu qui pèse les esprits sur le pont du destin.


La vie humaine est ainsi passée au fil de l'épée...


Empruntez la bonne voie et cela vous  engagera vers un avenir céleste...

 

Jugement positif...

 

L’"âme" vivante, osirifiée, devait alors pouvoir poursuivre son chemin au sein de la lumière du jour, dans le "plan" d'Atoum !

 

Et, accédait de fait à la purification ("Livre pour sortir au jour" au chap.CCVI).

 

Dès lors, cet "âme" progresserait de par le sentier le conduisant vers sa nature véritable !


Nature, qui je vous le rappelle, se devait d'être déifiée... Elle devait atteindre ou plutôt devenir la lumière liée à !


Jugement négatif... 

 

 Soliloque : cela devait être ce qui devait se produire dans la majorité des cas ! N'avoir, de son vivant, jamais eu une pensée négative, agressive... ?

 

Le coeur, bâ, est de fait, attrapé par le monstre Amhet ! 

 

Il va alors l'éjecter dans les plans inférieurs !

 

Et cela en bas... dans la Douat, la tête en bas...

 

Il se transforme ainsi en corps causal, pour une future incarnation...

 

Ce mythe...

 

Le bâ retrouvant sa tombe peut faire pensée au commencement du déroulement d'une incarnation...


Symbolisant probablement cette liberté de mouvement, la graine en quelque sorte d'une nouvelle personnalité et, ceci bien sur terre !

 

 

Désinences... prochainement sur le même sujet... 

 

- Les véhicules de la conscience,

- Situation optimale pour l'âme,

- l'idéal pas forcément atteint !

- un instrument,

- ...  

 

 

A fin d'en connaître davantage, je vous invite à consulter :

 

      Sources... 

 

F. Daumas, La civilisation de l’Égypte pharaonique, Arthaud, Paris 1987

 

JC. Goyon et P. Josset, Un corps pour l’éternité, autopsie d’une momie, Le Léopard d’Or, Paris 1988, 142 p

 

Héléna Petrovna BLAVATSKY, Doctrine secrète, 6 volumes, éditions Adyar, 1994

 

Jean-Pierre Corteggiani - l'Egypte ancienne et ses dieux -

Mort et au-delà dans l'Egypte ancienne - Editions du Rocher (15 janvier 2003) - Champollion - ISBN-10: 2268043584 -ISBN-13: 978-2268043586 

Mort-et-au-dela-dans-l-Egypte-ancienne.jpg

 

Le Livre des morts des anciens égyptiens: Papyrus d'Ani, Hunefer, Anhai (Relié) de Evelyn Rossiter (Sous la direction de) 


Livre des Morts des anciens Égyptiens, traduit par Paul Pierret (Ed. Ernest Leru, Paris), 1882

 

Ph. DERCHAIN, "Anthropologie. Égypte pharaonique", Dictionnaire des mythologies, sous la direction d.Y. BONNEFOY, vol. I, Paris 1981.

 

 

      Sitographie...  

 

http://www.revue-acropolis.fr/ Fernand SCHWARZ

 

http://www.egyptologica.be  

 

     Taggé avec :

 

"Le LIVRE pour SORTIE au JOUR" en Egypte antique

 

 

 

sortir-au-jour.jpg

L'expression " sortir au jour" ou "sortir pendant les heures de la lumière solaire représente le désir suprême du mort s'unir au nombre des bienheureux qui entourent le soleil" était un symbole de la vie.

sortir-au-jour-copie-1.gif

 

 

Autres articles qui pourraient vous intéresser :

 

 

Les premiers temps d’Horus : Zep Tepi en Egypte antique  

 

 

La renaissance (1) .. en Egypte ancienne ! 

 

Le cycle de la vie, de la mort... la renaissance (2)... en Egypte ancienne !


Ce qui renaît dans l'Homme (3)... en Egypte ancienne !

 

La transformation de la conscience, dans la Renaissance (4)... en Egypte ancienne !

 

Les différentes renaissances de la conscience (5)... en Egypte ancienne !



 

  Clé de VIE

 

 

Apophtegme... 

 

  Celui qui n'a pas souffert
par sa propre recherche


Ne connaîtra pas la valeur
du don de la réponse.

Schwaller de Lubicz
"Her-Bak disciple"

 

 

Fichier en PDF 

 

Sur terre ou dans le ciel, la renaissances (6) ... en Egypte ancienne ! Sur terre ou dans le ciel, la renaissances (6)... en Egypte ancienne !  

 

 

aimé

 

jean-claude

 


Partager cet article

Repost 0